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Le point macro de la rentrée 2019

Une fois n’est pas coutume, les mois de juillet et août, généralement synonymes de trêve estivale et de ralentissement de l’activité sur les marchés financiers, nous auront réservé quelques (bonnes et moins bonnes) surprises. Le contexte global et les différentes problématiques n’ont pas drastiquement changé depuis le début de l’année, même si ceux-ci connaissent tour à tour des étapes conduisant logiquement à des épisodes plus ou moins volatils sur les marchés financiers.

Tout d’abord, sur le plan du commerce mondial, les négociations entre la Chine et les Etats-Unis continuent très largement d’animer les débats : d’un côté, M. Donald Trump, dont le mandat prendra fin dans moins de deux ans, semble déterminé à développer son protectionnisme mais aussi à asseoir son autorité sur la scène internationale et accroître sa popularité à l’échelle nationale, à coup de communications sur les réseaux sociaux et de mise en place de diverses taxes douanières sur plusieurs centaines de milliards de dollars de produits chinois ; de l’autre, son homologue asiatique quant à lui, qui n’a pas de pression électorale, n’hésite pas à contre-attaquer chaque offensive, ni même à opérer de nouvelles mesures internes afin de limiter les impacts de ce conflit sur l’économie de son pays. Escalade de tensions puis négociations à l’amiable ne cessent de se succéder, laissant les investisseurs dans un certain flou. Il apparait toutefois que ni la Chine, ni les USA, n’ont intérêt à ce que les négociations débouchent finalement sur un désaccord. Une tendance qui rassure donc quelque peu les marchés, qui veulent croire à une issue positive.

Toujours sur le thème de la politique, en Europe cette fois-ci, l’été 2019 a également été le théâtre de plusieurs changements de leaders. Du côté de la Banque Centrale Européenne tout d’abord, avec la nomination, au poste de président, de Mme Christine Lagarde, ancienne ministre française et actuelle directrice du FMI, qui prendra ses fonctions le 1ernovembre. Si ce choix a, dans un premier temps, soulevé quelques critiques en raison d’un manque d’expertise de l’intéressée sur le plan purement économique, ses qualités de communicante, de négociatrice et de gestionnaire de crise ont grandement été saluées. Les investisseurs y voient alors une continuité dans la stratégie menée par Mario Draghi depuis plusieurs années, à savoir une politique accommodante. Puis, le 23 juillet, c’est outre-manche que l’attention s’est portée : M. B. Johnson, militant pro-Brexit, a été nommé chef du parti conservateur et donc nouveau Premier ministre du Royaume-Uni, succédant ainsi à Mme Theresa May. Si dans les faits, ce dernier semble déterminé à tenir sa promesse de quitter l’UE le 31 Octobre prochain avec ou sans accord, le Parlement Britannique et la Présidente de la Commission européenne se sont, eux, exprimés à de nombreuses reprises pour affirmer leur opposition à cela et leur volonté de reporter à nouveau l’échéance afin d’éviter une sortie sans accord, une volonté partagée au sein même du parti conservateur, où l’on observe de moult départs depuis plusieurs semaines.

Pour l’essentiel, les résultats micro et macro-économiques contrastent avec ce paysage politique chahuté. S’il y a encore quelques mois, l’idée d’un ralentissement de la croissance mondiale faisait l’objet des grands titres, les chiffres semblent montrer le contraire. Aux Etats-Unis, le plein emploi est toujours le garant d’une économie solide, grâce à la consommation qu’il induit. La marge de manœuvre restante à la Banque Centrale Américaine quant à sa politique monétaire, reste importante, un élément d’ailleurs bien intégré par M. Donald Trump qui n’hésitera pas à mettre la pression sur la FED en cas de besoin. En Chine, la croissance du PIB ralentit mais reste amplement positive et les indicateurs d’activité ainsi que les niveaux de confiance des ménages continuent de satisfaire. Enfin, en Europe, même si la situation de l’Allemagne, pays très exportateur et victime du conflit commercial, occasionne diverses incertitudes, la meilleure santé d’autres pays comme l’Italie ou la France, moins dépendants des échanges commerciaux, est un facteur rassurant.

Dans ce contexte, la diversification d’un contrat d’épargne est naturellement de rigueur. En effet, l’exercice qui consiste à évaluer le risque pris en comparaison du rendement offert devient plus complexe. Le choix se doit alors d’être porté sur différentes stratégies dont les sources de rémunération émanent de classes d’actifs et de zones géographiques variées. L’intégration de supports dont les caractéristiques sont décorrélées des marchés financiers pourrait également être une opportunité intéressante.

 

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